Compte rendu de l’audience du Pr. Raoult devant l’Assemblée Nationale : une pièce majeure disséquant les « défaillances » de la gestion française de l’épidémie du covid 19

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par Candice Vacle.

En Europe, il y a eu un peu moins de 200 000 morts du covid 19: 90% avaient plus de 65 ans, 50 % avaient plus de 85 ans. [1],[2]

Avec le covid 19, l’histoire se déroule sous nos yeux. « Pandémie » mondiale ; confinement presque mondial ; impréparation de la France à une épidémie alors que de nombreux médecins spécialistes avaient alarmé sur le sujet depuis plus d’une décennie ; absence de masques quand c’était nécessaire ; médecins à qui on a restreint la liberté de prescrire ; médias inquiétant outre-mesure la population sur le covid 19 ; hydroxychloroquine diabolisée contre toute logique ; course à un vaccin dans un temps irraisonnable ; étude « foireuse » du Lancetgate ; malades avec des séquelles à vie car ils n’ont pas été soignés ; et bien entendu, toutes les morts qui auraient pu être évitées et les morts qui n’ont pas été accompagnés.

Face à ce drame, les questions fusent. Comment tout ceci a pu arriver en France sixième puissance mondiale ? Quelles erreurs ont-elles été commises ? Y a-t-il des responsables ? Que peut-on apprendre de cette crise pour, à l’avenir, faire mieux en cas de nouvelle épidémie ?

Actuellement, une commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée Nationale entend disséquer les « défaillances » dans la gestion française de la crise due au covid 19. De nombreux « acteurs » de cette gestion sont auditionnés sous serment et encourant le risque de sanctions pénales en cas de parjure pouvant atteindre 75 000 euros et 5 ans de prison. Les convocations sont obligatoires. Ont déjà été interrogées des personnes telles que Jérôme Salomon directeur général de la santé, Jean-François Delfraissy président du Conseil scientifique Covid 19 ou Agnès Buzyn ancienne ministre des Solidarités et de la Santé.

Dans le cadre de cette commission, le Pr. Didier Raoult a été auditionné le 24 juin 2020. Plus grand expert mondial dans le domaine des maladies transmissibles, infectiologue et microbiologiste, il travaille à l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille où il a soigné et guéri de nombreux patients malades du covid 19[3]. Interrogé pendant plus de 3 heures, ses paroles sont denses, pédagogiques, directes, instructives et porteuses de graves accusations.

Le compte rendu de l’audition du Pr. Raoult a été publié le 9 juillet 2020 sur le site de l’Assemblée Nationale. Ce document a l’avantage d’être plus facilement consultable que la vidéo de l’audition. À n’en pas douter, dans le contexte actuel, c’est une pièce majeure.

Qu’a dit le Pr. Raoult lors de cette audition parlementaire ?

Sur la mortalité

« Le problème tient à ce que les pays d’Europe de l’Ouest se sont crus plus malins ; or ils ont des mauvaises habitudes. C’est en Angleterre, en France, en Belgique et en Espagne qu’il y a eu le plus de morts. Les Italiens ont commencé à faire des tests massifs et à donner de l’hydroxychloroquine dès qu’ils ont compris comment cela se passait ; après un départ extraordinaire, leur mortalité est désormais plus basse. Les quinze pays les plus touchés, qui ont eu le plus de morts, sont quinze pays riches du groupe Europe-États-Unis ». (p.19)

« La proportion de personnes de moins de 65 ans qui sont mortes à Paris est de 17%, contre 10% en Europe : c’est qu’il s’est passé quelque chose ici dans la prise en charge. Par ailleurs, la mortalité dans les services de réanimation est montée à 43% à Paris, contre 16% chez nous. Pourtant, ce sont les mêmes malades… » (p.10)

Sur le covid 19

« Tout dans cette maladie apparaissait bizarre. Elle se développe en quatre étapes : virus ; association virus-réponse immunitaire ; réponse immunitaire sans presque plus de charge virale ; destruction des tissus. Appliquer le même médicament à chacune de ces étapes est une fantaisie ». (p.4)

« Sur le plan épidémiologique, le Covid-19 a des caractéristiques très particulières, qui n’étaient pas prévisibles : les enfants sont très peu touchés et encore moins souvent malades. Nous qui avons beaucoup testé avons pu établir qu’il n’affectait presque pas les moins d’un an, extrêmement rarement les moins de cinq ans, davantage les dix à quinze ans […] Le taux d’attaque a été de l’ordre de 20% chez les enfants et de 95% chez les adultes. Cette non-réceptivité des enfants est unique car ce sont eux les plus touchés pour toutes les autres infections respiratoires virales ». (p.3)

« Vous savez que la perte de l’odorat, qu’on a longtemps négligée, est un signe clinique important, notamment chez les personnes de moins de cinquante ans – comme la perte du goût ». (p.13)

Sur la nécessité de gel hydroalcoolique et de masques pour le personnel soignant

« Le masque est indispensable pour les soignants parce qu’ils travaillent à vingt ou trente centimètres des malades. Nous nous passons les mains à l’alcool cent fois par jour : des distributeurs d’alcool ont été installés partout et vous ne me verrez jamais passer devant l’un d’eux sans l’utiliser. C’est le moyen le plus efficace. Je ne l’ai pas attrapé et je n’ai pas pris d’hydroxychloroquine par prophylaxie ». (p.20)

Sur les tests

« S’agissant des tests, je ne suis pas d’accord avec la décision qui a été prise de ne pas les généraliser. Dès le début du mois de mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé de tester tous les cas suspects ou les cas contacts. Pendant toute cette période, on n’a pas dit la vérité car notre pays avait les moyens de le faire : les tests PCR sont d’une simplicité enfantine. » (p.4)

« Tous les laboratoires peuvent le faire. Nous pratiquons 300 000 tests par an et en effectuer quelques milliers de plus n’a pas été un problème. Des laboratoires vétérinaires nous ont même donné des réactifs. L’ingénieur qui en a la charge à l’IHU a pu faire 450 000 préparations, que nous avons fournies à d’autres établissements, à Nice et Toulon notamment. » (p.4)

« Ces tests étaient indispensables pour étudier cette maladie qu’on ne connaissait pas. » (p.4)

« Je l’ai dit en face à Jean-François Delfraissy : on pouvait faire les tests, à condition de le décider – puisqu’on devait les faire, on aurait trouvé le moyen de les faire. » (p.8)

« Les gens testés positifs que nous renvoyons chez eux se comportent différemment : ils s’isolent dans leur chambre parce qu’ils savent qu’ils représentent un risque pour leur famille, et ils reviennent se faire tester jusqu’à ce qu’ils soient négatifs : cela fait donc baisser le risque de contagion, même en situation de confinement. » (p.23)

« La majorité des personnes contaminées n’a pas de fièvre ni de toux : si elles ne sont pas testées, elles ne savent donc pas qu’elles sont contagieuses.

La clef, c’est la détection. » (p.23)

« Tous les jours, nous faisions sortir les gens qui n’étaient plus contagieux, soit 25% des malades. C’est comme cela qu’on gère : tant qu’ils sont contagieux, on les garde. Puis, au bout de trois ou quatre jours, ils n’étaient plus contagieux et on les faisait sortir. » (p.21)

Sur l’interdiction de prescrire certains médicaments aux patients covid 19

« Nous avons eu recours à deux des médicaments les plus prescrits dans l’histoire de l’humanité : comment en est-on arrivé à dire qu’ils étaient toxiques ? En 2019, l’hydroxychloroquine était délivrée sans ordonnance ; puis nous n’avons plus eu le droit de la prescrire, ce qui posait problème pour les gens qui en avaient besoin pour d’autres maladies et n’arrivaient pas à s’en procurer en pharmacie. Comment a-t- on pu ainsi passer d’un extrême à l’autre ? » (p.23)

« La sécurité publique ne devrait pas pouvoir interdire aux médecins et aux pharmaciens de distribuer des médicaments qui ont fait la preuve de leur innocuité depuis quatre-vingts ans ! » (p.17)

« Premièrement, on a fait le choix de placer le soin au second plan et on est allé jusqu’à interdire l’usage de médicaments génériques qui avaient été distribués à des milliards de comprimés. Je rappelle qu’on a distribué 36 millions de comprimés d’hydroxychloroquine en 2019 sans ordonnance et, d’un coup, on a décidé qu’il ne fallait plus l’utiliser. Celui qui a aidé à prendre cette décision a commis une faute. Maintenant, on interdit même l’azithromycine pour traiter les pneumopathies suspectes de covid, alors que c’est le médicament le plus utilisé contre les pneumopathies. Aux États-Unis, chaque année, une personne sur huit prend de l’azithromycine, et on veut faire passer ce médicament pour un poison violent ! » (p.11)

Sur la chloroquine ou l’hydroxychloroquine

« L’opposition pour ou contre a pris les proportions d’une guerre, aux mobiles complexes, qui s’est insérée dans le contexte de la guerre civile entre démocrates et républicains aux États-Unis. » (p.3)

« C’est allé jusqu’à la publication d’un article dans The Lancet dont n’importe qui de mon niveau reconnaîtrait le caractère totalement faux et mensonger. » (p.4)

« Les positions pour ou contre la chloroquine ont même entraîné des fluctuations des actions de la société Gilead Sciences. Je sais que la Fed a commencé une enquête. » (p.4)

« Quand la décision a été prise en France de supprimer la chloroquine, le ministre de la santé de la Guinée a demandé si les Français n’étaient pas un peu bizarres. Les Guinéens connaissent bien la chloroquine : ils l’utilisent plus que nous ! Quand les Anglais ont publié leur méthodologie pour Recovery, des médecins internistes indiens ont dit qu’Oxford ne savait pas se servir de la chloroquine parce qu’il l’utilisait à quatre fois la dose – la dose toxique ! » (p.18)

« Cela ne concerne pas que les pays pauvres : la Corée a recommandé de donner un traitement aux patients, dont l’hydroxychloroquine. L’Europe et les États-Unis sont isolés dans cette stratégie qui consiste à ne pas traiter. Le bon sens veut que l’on fasse quelque chose pour les malades, même si l’on ne sait pas à quel point cela marche. La médecine doit soigner les malades ! » (p.23)

À propos de l’étude non randomisée sur les patients covid 19 de l’IHU[4]

« Moi, je l’aime beaucoup et je trouve que c’est la seule manière de faire des essais : faire des essais comparatifs et noter une différence significative. Par ailleurs, je pense que vous faites une erreur majeure : moins il y a de gens, et plus un écart est significatif. Si vous êtes obligé d’avoir 10 000 personnes dans un essai pour prouver que quelque chose est significatif, c’est qu’il n’y a aucune différence. […] Tout essai qui comporte plus de 1 000 personnes cherche à démontrer quelque chose qui n’existe pas : c’est la base de la statistique. » (p.30)

« Le rite de la randomisation des grands essais thérapeutiques multicentriques est un phénomène extrêmement récent dans la science. Moins de 5% des traitements des maladies infectieuses sont fondés sur des essais randomisés en double aveugle. Je ne me laisse pas impressionner par le fait que cela soit devenu la doxa. Les essais randomisés sont plutôt moins performants que les essais comparatifs historiques. » (p.15)

Sur le comité scientifique

« J’aurais été ravi de donner mon opinion, mais si je ne suis pas resté dans ce conseil scientifique, c’est parce que je considérais que ce n’en était pas un. Je sais ce qu’est un conseil scientifique et je peux vous dire que celui de l’IHU fait rêver le monde entier : il n’y a que des stars dans leur domaine. Pour moi, le conseil scientifique devait s’occuper de questions scientifiques et non pas réfléchir au confinement ou à des questions de ce genre. Les discussions qui s’y déroulaient ne me concernaient pas. » (p.8)

« Un conseil scientifique, ce n’est pas une bande de types qui ont l’habitude de travailler entre eux et qui donnent leur avis : il faut analyser des données, rien que des données, et lancer des propositions pour faire de la science et de la médecine. Je ne me suis pas fâché et, pour ne pas donner le signe d’une désapprobation publique, je n’ai pas démissionné. J’ai dit que je continuerais d’informer le ministre des solidarités et de la santé et l’Élysée de mes recherches, ce que j’ai fait. Mais le conseil scientifique ne me semblait pas adéquat : il ne comprenait pas un seul des dix spécialistes français du coronavirus – vous pouvez trouver leurs noms sur le site expertscape.com. » (p.9)

« J’étais l’un des premiers à le dire à l’époque – que le virus touchait peu les enfants. M. Delfraissy disait que les choses n’étaient pas si claires, mais moi, j’ai sorti le papier que j’avais écrit sur le dosage chez les enfants : comme j’étais le seul à m’être intéressé à cette question, j’étais le seul, dans le pays, à savoir. Cela vous donne une idée du niveau des discussions au sein du conseil scientifique. » (p.13)

Sur le remdesivir

« Le remdesivir ne peut fonctionner pour les formes graves. Et s’il convient aux formes initiales banales, on ne peut le prescrire car il y a 8 à 10% d’insuffisance rénale. » (p.5)

« Ce n’est pas ma faute si l’on ne sait pas organiser les essais dans ce pays. Les essais sur le remdesivir n’étaient même pas réalisables, puisque ce médicament n’était pas disponible, il n’était pas manufacturé. Cette obsession de vouloir traiter les gens avec le remdesivir était absurde, puisque même si on avait pu montrer son efficacité, on n’aurait pas pu en avoir. Était- ce un jeu purement boursier pour faire monter la valeur de Gilead avant la fusion avec AstraZeneca ? » (p.14)

Sur les conflits ou liens d’intérêts

« Je vous recommande de faire une véritable enquête sur le laboratoire Gilead et le remdesivir. Gilead ne fonctionne qu’avec très peu de produits, très peu de personnel et une influence considérable : sa stratégie est essentiellement fondée sur l’influence. Quand j’ai parlé pour la première fois de la chloroquine, quelqu’un m’a menacé, à plusieurs reprises, de manière anonyme. J’ai porté plainte et j’ai fini par découvrir que c’était celui qui avait reçu le plus d’argent de Gilead depuis six ans ! » (p.15)

« J’ai été surpris de constater que le directeur de Gilead, devant le Président de la République et devant le ministre, tutoyait celui qui était en charge des essais thérapeutiques en France pour le Covid-19 : je n’ai pas l’habitude de me faire tutoyer par un directeur de l’industrie pharmaceutique ! » (p.15)

« Le directeur de l’ANSM et le président de la Haute Autorité de santé : ce sont eux qui ont pris ces décisions. Le conseiller chargé des maladies infectieuses dans la Haute Autorité de santé a des conflits d’intérêts extrêmement sérieux. » (p.22)

« Pour vous dire la vérité, je ne sais même pas si ce ne sont que des liens d’intérêts. Je ne vous dis pas que les gens ont été achetés, mais les relations de familiarité et les voyages faits ensemble créent un écosystème favorable, dans lequel se forge une vision du monde différente, de nature à changer le jugement des choses. » (p.15)

« Dans mon rapport de 2003, j’avais déjà pointé deux problèmes : les conflits d’intérêts et la sélection des experts. Je disais que les conflits d’intérêts allaient nous polluer. […] la base de données publique Transparence-Santé (www.transparence-sante.gouv). C’est très bien, mais il faut l’utiliser ! » (p.9)

« Et il ne faut pas se contenter de l’autodéclaration des intéressés sur Transparence santé. » (p.9)

Sur les problèmes structurels et les centres de référence

« Beaucoup des problèmes que je soulève sont structurels, et donc anciens. Un des problèmes de fond réside dans ce que l’on appelle les centres nationaux de référence. Il ne pouvait pas y avoir de centre national de référence pour ce coronavirus, lequel n’existait pas jusqu’alors, mais cela n’a pas empêché certaines personnes de décréter que c’étaient elles, la référence. Au début, on m’a même dit que je ne pouvais même pas faire de diagnostics de coronavirus ! » (p.4)

« Il faut faire la part des responsabilités humaines et celle des problèmes structurels. Si l’on maintient ce système fondé sur de petits centres nationaux de référence, on va développer des personnalités de blaireaux dans leur terrier qui mordent si on s’en approche. Les humains sont attachés à leur territoire et si l’un d’eux pense qu’une maladie est son territoire, on est perdu. » (p.10)

« C’est le choix qu’ont fait les Chinois : ils n’ont pas des petits centres spécialisés, mais des centres capables de détecter tout à la fois. » (p.9)

« Il faut six ou sept centres en France, mais il faut que l’État se saisisse de cette question pour éviter l’autogestion des maladies infectieuses par quelques tout petits centres nationaux de référence, car cela ne marche pas. » (p.10)

« Le risque, quand quelqu’un a un centre de référence, c’est qu’il s’approprie une maladie pour devenir l’homme de l’année. » (p.7)

« Bien que j’aie moi-même deux centres nationaux de référence, je n’y suis pas favorable s’ils deviennent le petit monopole ou le terrain de chasse de ceux qui les dirigent. » (p.7)

Sur l’excellence chinoise

« En 2005, j’ai eu un choc en visitant à Shanghai un centre, monté en deux ans en réponse au SARS, dix fois plus grand que l’IHU et mieux équipé. Cela m’a redonné l’envie de poursuivre dans les voies que j’avais tracées. » (p.6)

« À l’IHU, nous sommes suréquipés et nous sommes les seuls à pouvoir relever le défi technologique lancé par l’Extrême-Orient. Je suis inquiet de voir que c’est la seule région du monde qui a encore un niveau scientifique compétitif : il n’y a rien de comparable, ni en Europe, ni aux États-Unis. » (p.8)

Sur la liberté de travailler à l’IHU

« Je veux dire très solennellement que si j’ai des points de désaccord sur la gestion de la crise, jamais personne ne nous a empêché de travailler, […] personne ne m’a embêté, à l’exception du conseil de l’ordre, qui m’a convoqué pour me dire que je n’avais pas le droit de parler – je l’ai renvoyé à la Constitution, à la liberté d’expression et d’enseignement. » (p.21)

Sur l’hypothèse d’une deuxième vague

« Pour les maladies qui évoluent selon une courbe en cloche, on peut savoir quand le nombre de cas culmine et quand il diminue, chose que j’ai évoquée devant le Président ; on voyait que l’on avait passé le sommet de la courbe et que celle-ci allait s’arrêter en mai. Nous avons fait un travail important sur la courbe des quatre coronavirus saisonniers, qui représentent 8% à 10% des infections respiratoires chaque année : ils évoluent de la même manière mais sévissent pendant la saison froide. Les deux hypothèses les plus plausibles sont soit que le Covid-19 devienne saisonnier soit qu’il disparaisse comme le SARS. L’inversion des saisons de part et d’autre de l’équateur nous donne des indications. Si une épidémie commence en ce moment en Nouvelle-Zélande, située à une latitude analogue à la nôtre dans l’hémisphère sud, nous pouvons penser que nous connaîtrons nous aussi une épidémie pendant la saison froide. » (p.5)

« Je ne peux pas prédire l’avenir. » (p.3)

Sur les décisions politiques liées au confinement et au port du masque

« Les décisions liées au confinement et au port du masque dans la rue ne reposent pas sur des données scientifiques établies, claires et démontrables. Je peux dire que les rassemblements dans de telles situations m’apparaissent déraisonnables, mais le confinement appartient à un domaine politique qui m’échappe, comme j’ai eu l’occasion de le dire au Président, car il renvoie à la gestion de la population et de ses peurs. Je me suis interdit d’avoir une opinion à ce sujet. » (p.5)

« La santé publique, c’est 70% à 80% de politique et 20% à 30% de sciences et de médecine. Jamais des données scientifiques ne pourront prouver le bien-fondé des décisions purement politiques que sont le confinement ou le port du masque dans la rue. La charge de ces décisions a été déplacée sur les scientifiques et des décisions médicales ont été préemptées par le politique, ce sur quoi je suis en désaccord. » (p.3)

Sur un vaccin contre le coronavirus

« À chaque nouveau virus, j’entends dire qu’un nouveau vaccin va arriver. Mais consultez Available vaccines WHO, sur le site de l’OMS, qui donne la liste des vaccins disponibles, et regardez combien ont moins de trente ans ! » (p.16)

« La dengue – un des seuls nouveaux vaccins. Les gens vaccinés qui n’ont pas eu la dengue sont exposés à faire des dengues plus sévères que les gens qui n’ont pas été vaccinés : c’était une très mauvaise surprise. » (p.16)

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[1] À partir de la minute 02:11:50 http://videos.assemblee-nationale.fr/video.9246134_5ef34c84c2728.impact-gestion-et-consequences-de-l-epidemie-de-coronavirus-covid-19–m-didier-houssin-ancien-d-24-juin-2020?timecode=7842420

[2] p.2 http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/comptes-rendus/covid19/l15covid191920028_compte-rendu.pdf

[3] https://expertscape.com/ex/communicable+diseases

[4] https://www.mediterranee-infection.com/covid-19/

Candice Vacle

Journaliste – Pays Bas

https://www.infosperber.ch/Artikel/Politik/Konzerne-Grossbanken-Die-geheime-Macht-der-BilderbergGruppe

https://www.investigaction.net/fr/author/candice-vacle/?act=sp

https://reseauinternational.net/?s=vacle

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