John Bolton n’est pas juste un faucon, c’est un criminel de guerre qui a pu nous faire tous tuer !

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FILE - In this July 31, 2019 file photo, then National security adviser John Bolton speaks to media at the White House in Washington. Bolton says he's 'prepared to testify' in Senate impeachment trial if subpoenaed (AP Photo/Carolyn Kaster)

Dans une société saine, des gens comme John Bolton ne seraient pas autorisés à passer à la télévision, et encore moins à s’occuper de la sécurité américaine.

John Bolton a contribué à plonger les USA dans une guerre d’agression illégale qui a tué plusieurs centaines de milliers d’Irakiens, en a blessé plus d’un million et en a déplacé 4 millions, a aidé à livrer Bagdad aux mains de l’Iran et a contribué à la création de l’ISIL, attentat de Paris en 2015, 131 morts.

Dans un monde juste, Bolton serait jugé à La Haye pour crimes de guerre. Au lieu de cela, il a été promu à un poste lui permettant de faire à l’Iran ce qu’il a fait à l’Irak.

Il est également derrière la création de l’organisation terroriste iranienne MEK, qui, malgré son passé violent et malodorant, s’est révélée si utile à ceux qui complotaient la destruction apocalyptique de l’Iran que l’élite de Washington a décidé de la retirer de la liste des organisations terroristes en 2012.

Nous voilà fixés sur un point de détail assez controversé et risqué en ces temps de censure universelle. La publication d’un livre de ragots par l’inénarrable John Bolton, un obsédé idéologique au service exclusif des milieux connus sous l’appellation politiquement correcte de néo conservateurs (lire à haute voix: ultra-sionistes corrompus), chargeant le président US Donald Trump, son ex-patron, nous révèle un peu plus un pan entier du dessous des cartes en jeu dans le conflit en cours déchirant le pouvoir aux États-Unis d’Amérique.

Cela confirme surtout nos suspicions initiales sur le tir groupé contre Trump par l’ensemble de ce que l’on qualifie, faute d’une meilleure définition sémantique, d’Etat profond US et ses filiales européennes et moyen-orientales.

On peut reprocher dix millions de choses à Donald Trump et le personnage ne manque pas de casseroles mais face au criminel de guerre Bolton, maniaque obsédé par une guerre thermonucléaire globale et l’un des caciques les plus corrompus du personnel politique américain décadent, il n’y a aucune comparaison qui tienne.

L’erreur initiale de Trump est d’avoir cédé ou voulu rassurer le lobby juif pro-sioniste US en le recrutant dans son équipe où il n’a pas brillé par ses états de service.

La guerre civile US au sommet de l’État fédéral et même ailleurs puisque les alliés ont presque tous, à l’exception notable de la Turquie et du Royaume-Uni, rallié « ceux » qui se cachent derrière les Démocrates et les Républicains anti-Trump, continue de faire rage d’autant plus que les prochaines élections se rapprochent et que le choix hâtif de Joe Biden, désigné dans l’urgence absolue, se révèle peu convaincant dans un pays socialement et économiquement déchiré. Les autres options possibles demeurent fort controversées. Une combinaison Joe Biden/Michelle Obama qui surferait sur le mouvement Black Lives Matter et des clivages ethniques ne résoudra pas le problème des tensions raciales aux États-Unis. Pas plus que ne le fera Hillary Clinton en tant que vice-présidente.

Il y a une donnée importante que les néoconservateurs US n’arrivent pas à saisir: le momentum de l’empire a été dépassé et la propagande est totalement rouillée. Israël n’est plus une priorité de la politique étrangère des États-Unis sauf pour empêcher un autre assassinat de président US.

Trump est un businessman et un ancien hôte d’émissions de téléréalité qui a cru pouvoir se jouer d’un système qu’il connaît assez bien, même en traînant des casseroles sur des milliers de bornes. Sa réthorique anti-chinoise ou anti-iranienne a une valeur tactique et dans tous les cas servait plus à manoeuvrer un adversaire interne que de transmettre un quelconque message aux pays concernés.

Le turc Erdogan l’avait bien compris depuis qu’il fait cavalier seul pour le rétablissement de l’empire turc par la force des armes.

Les israéliens l’avaient compris depuis le début et faisaient semblant de ne pas comprendre. Ce qui explique les déboires du 45ème président des États-Unis.

Le blocage politique apparent en Israël répond à une urgence de survie car la situation stratégique d’Israël ne tient plus grâce au rôle de la stratégie de Washington au Moyen-Orient mais-et c’est une première, au ménagement de l’humeur maussade et changeante de Moscou ainsi qu’au super activisme militaire turc dans la région.

La situation semble tellement désespérée que les israéliens commencent à vouloir s’en remettre à des chinois fort irrités et réticents à faire perdurer une tectonique géostratégique mondiale totalement fissurée et nettement en leur défaveur.

Dans une société saine, des gens comme Bolton ne seraient pas autorisés à passer à la télévision, et encore moins à s’occuper de la sécurité américaine.

Bolton a assidûment essayé de faire la même chose qu’il a fait à l’Irak à l’Iran. Les grandes entreprises aiment les guerres. Les guerres signifient que vous devez fabriquer plus d’armes et de bombes brillantes pour tuer les enfants, le nec plus ultra de l’obsolescence planifiée.

Pas de guerre, les usines se taisent et le comptage de l’argent s’arrête. Les gens appelés jadis “faucons” à Washington, un euphémisme pour “maniaques meurtriers”, sont souvent soutenus d’une manière ou d’une autre par l’industrie de l’armement. Parfois, c’est direct et leurs comptes bancaires doivent être examinés.

L’Iran n’a jamais eu de programme d’armes nucléaires, et tant que l’accord nucléaire tient, il n’a pas la possibilité de les développer. Il n’a pas de réacteur à eau lourde. Il dispose d’un nombre limité de centrifugeuses. Il a détruit son stock d’uranium enrichi à 19,5% pour son réacteur médical. Il fait l’objet d’une inspection active. Aucun pays soumis à des inspections actives de l’ONU n’a jamais développé de bombe.

Bolton voulait tellement bombarder l’Iran qu’il ne se souciait pas de ces faits. Il voulait bombarder l’Iran lui-même s’il le pouvait, un peu comme Slim Pickens dans Dr. Strangelove. Sinon, il voulait que ce soit les Israéliens qui le fassent.

 

Source : inthesetimes.com

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