Les 22 présidents Africains assassinés par l’impérialisme occidental depuis 1963 !

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Depuis 1963, plus de 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés : plusieurs de ces présidents ont tenté de faire échouer les plans des puissances coloniales sur le continent Africain.

Quelques discours de présidents français ci-dessous sur l’Afrique qui pourraient faire réfléchir les africains:

« La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts » — De Gaulle.

« Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au XXIe siècle » – François Mitterrand.

« Sans l’Afrique, la France descendra au rang de puissance du tiers [monde] » — Jacques Chirac.

« La France ne peut pas permettre que ces anciennes colonies créent leur propre monnaie pour avoir le control total sur leur banque centrale. Si cela se produisait, ça sera une catastrophe pour le trésor public français qui pourrait entrainer notre beau pays au rang de 20ème puissance économique mondiale. Pas question de laisser ces colonies françaises d’Afrique avoir leur propre monnaie » — Nicolas Sarkozy.

« La France, avec l’Europe, aimerait être encore plus impliquée dans la destinée [de l’Afrique]… » — François Hollande.

Voilà qui est clair et concis…

Bien, connaissez-vous le SDECE, la DGSE et la DST? Ce sont ces trois services de renseignements français qui ont la réputation de faire des coups d’Etat en Afrique. En comptant le nombre des coups d’État que la France a préparé, dirigé et soudoyé en Afrique, cela mériterait une plainte à la cour pénale internationale (CPI) contre l’état français même si pour certains Africains, la CPI est un organe à la solde de l’impérialisme.

Les crimes français sont bien connus et des documentaires inondent les télévisions françaises et africaines pour bien se rendre compte qu’effectivement la France tue, empoisonne et pille en Afrique. Le Service de documentation extérieure et de Contre- espionnage (SDECE) a la charge de la «désinformation».

Son territoire privilégié est l’Afrique. La DGSE est le principal service secret vers l’étranger, qui a en charge le contrôle des «gouverneurs à la peau noire». Il y a un autre organe, la DST (Direction de la sécurité du territoire) qui s’occupe de l’intérieur et de l’extérieur de la France pour diverses raisons. D’abord parce qu’il s’agit de protéger la France des dangers de l’immigration.

La DST, qui est une police politique, fait la coopération avec l’ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde. Après la DGSE, la DST et le SDECE, il y a la Direction du renseignement militaire, le poisson-pilote de l’armée qui fait la propagande de la France lors des conflits en Afrique.

DE DE GAULLE À SARKOZY : TEL PÈRE, TEL FILS

De Gaulle a sacrifié les indépendances africaines au profit de celle de la France. Pour quatre (4) raisons :

– la première, c’est le rang de la France à l’ONU avec un cortège d’Etat clients qui votent à sa suite.

– la deuxième, c’est l’accès aux matières premières stratégiques (pétrole, uranium) ou encore (l’or, le bois, le cacao…).

– la troisième, c’est le financement de la vie politique française, à travers des prélèvements sur l’aide publique au développement ou la vente des matières premières.

– et la quatrième raison, c’est le rôle de la France comme sous-traitant des Etats-Unis auprès des pays d’Afrique.

Ainsi, pour ces quatre raisons, la France a mis en place un système qui nie les indépendances.

Au Cameroun : L’UPC, luttait pour obtenir l’indépendance. Nyobé a été écrasé entre 1957 et 1970 dans un bain de sang qui a fait entre 100.000 et 400.000 morts.

Au Togo: Plusieurs décennies de dictature avec la complicité de la France. Trois ans à peine après l’indépendance de la jeune République togolaise, ce fut l’irruption brutale de l’armée dans la vie politique.

Le 13 janvier 1963, Sylvanus Olympio, le premier président démocratiquement élu est assassiné par le sergent Etienne Eyadema à la tête d’une clique d’anciens soldats, après la guerre du Vietnam. Ils ont fait un coup d’Etat avec l’appui de certains officiers français qui étaient soi-disant chargé de la sécurité d’Olympio.

Ils ont assassiné ce président le 13 janvier 1963. Eyadema Etienne a passé plus de quarante ans au pouvoir. Il a fait un règne digne de Ceausescu et laissa un pays qui a sombré dans le chaos et dans la pauvreté. Décédé en 2005, son fils Faure Eyadema le remplace et cela aussi n’a été possible qu’avec l’appui de la France.

En Centrafrique, Il y avait un homme d’Etat prometteur, Barthélemy Boganda mort dans un accident d’avion extrêmement curieux. Il ne connaitra pas l’indépendance, la vraie, qu’il réclame pour son pays. Barthélemy Boganda trouve la mort le 29 mars 1959, dans une catastrophe aérienne entre Berberati et Bangui, alors qu’il était en campagne à l’intérieur de son pays.

Abel Goumba, médecin diplômé d’outre-mer, ministre d’Etat et président du Conseil de gouvernement, est chargé de l’intérim. David Dacko, jeune instituteur et héritier spirituel de Barthélemy Boganda, avec l’appui des milieux français de Bangui, réussit à écarter Abel Goumba de la succession. En juillet 1959, l’Assemblée lui refuse les pleins pouvoirs. Il fait démissionner Abel Goumba resté au gouvernement.

Celui-ci fonde alors un parti d’opposition le MEDAC (Mouvement d’évolution démocratique de l’Afrique centrale). Le MEDAC n’aura qu’une courte durée. David Dacko dissout le parti et emprisonne ses dirigeants. La République centrafricaine de David Dacko en proie à de graves crises financières (détournements de deniers publics) au lieu de réagir et d’agir vite décide de remettre le pouvoir au chef d’Etat major le colonel Jean Bedel Bokassa le 1er janvier 1966. La France érige le pays en Empire et pille les ressources centrafricaines. Bokassa tombe et meurt dans la misère.

Les Comores, deux chefs d’Etat assassinés et deux autres déposés par le mercenaire Bob Denard.

Au Niger, le jour où le Nigérien Hamani Diori a voulu vendre son uranium à un autre pays, il a été victime d’un coup d’Etat militaire au cours duquel il perdit la vie.

Au Gabon, Léon Mba meurt d’un cancer à Paris à l’hôpital Claude Bernard le 26 novembre 1967. Germain Mba parent très éloigné de Léon Mba, Inspecteur des douanes, licencié en droit et diplômé de sciences politiques, il finit ses études à la fin des années 50, au moment où son pays obtient l’indépendance. Nationaliste comme tous les Africains qui ont usé leurs fonds de pantalons sur les bancs de l’université, il ne supporte pas l’idée que ce soit des «marionnettes» de la France qui dirigent le Gabon.

Mba entre dès 1960 dans la vie politique active et devient aussitôt un «dangereux agitateur» pour les agents et politiciens français qui assurent sur place l’ordre et la sécurité. Eloigné de Libreville par une importante nomination: secrétaire général adjoint à l’Union africaine et Malgache, il fait partie au début des années 60 du petit club des Africains francophones dont la voix compte sur la scène internationale.

Le 19 Février 1964 les parachutistes français rétablissent Léon Mba à la présidence. Le président démissionne de son poste pour marquer sa réprobation. L’affaire fait beaucoup de bruit et amplifie la campagne de presse contre l’attitude néo-colonialiste de Paris. Germain Mba apparaît depuis cette affaire comme l’empêcheur de tourner en rond. Rejeté par Paris et par Libreville, il entame alors son errance de paria de la communauté officielle franco-africaine.

Il se réfugie d’abord à Brazzaville d’où il est expulsé peu après par les hommes dépendant des services de Jacques Foccart. Il s’installe à Kinshasa, où il est emprisonné pendant un mois. Rejeté d’Afrique, Germain Mba revient finalement en Europe et collabore au journal Jeune Afrique dont il devient en 1965 le rédacteur en chef adjoint. Affaire Germain Mba à Libreville le 18 Septembre 1971, un diplomate gabonais est abattu. Sa femme et sa fille blessées.

Le cadavre disparaît. Tels sont les éléments d’une affaire ténébreuse qui soulève une vive émotion dans la capitale gabonaise. Dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Germain Mba ancien ambassadeur à Bonn nommé à Tokyo, rentre du cinéma en voiture, accompagné de sa femme et de sa fillette. Mme Mba et sa fillette descendent de la voiture et entrent dans la maison. Au moment où Mba ferme sa portière, un homme surgit de l’ombre et tire deux coups de pistolet sur lui.

Germain Mba s’effondre en poussant un cri. Et depuis, rien sur cette ténébreuse affaire à Libreville qui interpelle le défunt président Albert Bernard Bongo. Rappelons que c’est sur injonction du vieux Houphouët-Boigny que le président gabonais a réintégré Germain Mba dans le jeu politique.

22 PRESIDENTS AFRICAINS, ONT ETE ASSASSINES DEPUIS 1963

Depuis 1963 : Voici la liste des 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés :

– EN 1963 : SYLVANUS OLYMPIO, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TOGO

–EN 1966 : JOHN-AGUIYI IRONSI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA

– EN 1969 : ABDIRACHID-ALI SHERMAKE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE SOMALIE

– EN 1972 : ABEID-AMANI KARUMÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE ZANZIBAR

– EN 1975 : RICHARD RATSIMANDRAVA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE MADAGASCAR

– EN 1975 : FRANÇOIS-NGARTA TOMBALBAYE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TCHAD

– EN 1976 : MURTALA-RAMAT MOHAMMED, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA

– EN 1977 : MARIEN NGOUABI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-BRAZZAVILLE

– EN 1977 : TEFERI BANTE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ETHIOPIE

– EN 1978 :  Ali Soilih M’tsashiwa, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES

– EN 1981 : ANOUAR EL-SADATE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’EGYPTE

– EN 1981 : WILLIAM-RICHARD TOLBERT, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA

– EN 1987 : THOMAS SANKARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE BURKINA-FASO

– EN 1989 : AHMED ABDALLAH, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES

– EN 1989 : SAMUEL-KANYON DOE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA

– EN 1992 : MOHAMMED BOUDIAF, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ALGÉRIE

– EN 1993 : MELCHIOR NDADAYÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI

– EN 1994 : CYPRIEN NTARYAMIRA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI

– EN 1994 : JUVÉNAL HABYARIMANA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU RWANDA

– EN 1999 : IBRAHIM BARRÉ-MAÏNASSARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGER

– EN 2001 : LAURENT-DÉSIRÉ KABILA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-KINSHASA

– EN 2009 JOÃO BERNARDO VIEIRA, PRESIDENT DE GUINEE-BISSAU

– EN 2011 : MOUAMMAR KHADAFI, PRÉSIDENT DE LA REP DU LIBYE, ASSASSINÉ PAR LE CNT DE LA FRANCE.

Assez, c’est assez !

 

Source : tellmemoretv.com

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